Un beau Vol de printemps !
Et c’est parti pour le récit de notre vol de jeudi…
Comme souvent, c’est au café de 10h sur le mandarou que mon coeur balance entre: travailler l’après midi… ou aller voler ! Ce jour là, c’est Jeff qui, tout motivé me fait craquer… donc 13h30 au golf.
Une nav directe de Léo et on arrive au déco avec un pool de pilotes entrain d’enrouler… je ne réfléchis pas, et décolle direct… dans le creux de la vague… m’étant bien couvert : sous gants, gants de ski, surpantalon, veste de ski, cagoule… j’en déduis que la loi de “qui s’habille trop… va au tas” est en train de se confirmer !
je retrouve Louis, Fabien… c’est tellement petit que c’est un peut à celui qui as la chance de tomber sur la bonne bulle. De bulle en bulle j’arrive à m’extraire enfin, et commence une lente montée vers 2200m
Jeannot étant déjà parti, je commence à prospecter en attendant les autres, aujourd’hui va être une journée avec de longues transitions sans rien en route! Notre projet initial de passer par la crête de bouloc est vite abandonné après l’info du posé de Jeannot, On décide donc de rester au coté ensolleillé et d’aller en direction de St Affrique. Enfin retrouvés au plaf, on parviens au viaduc après…. 1h de vol!
Plaf à 2800, transition des deux atak de dudek vers la vallée du tarn,… qui ne donne pas un radis… soudain sur St Rome de cernon, on voit un dust sur un champs…. cap dessus (quand un thermique vous tends les bras..) en même temps une troisième voile passe direct sur roquefort, tout juste en face de nous. replaf et direction la vallée de la sorgue. Après une loooooongue transition genre, “fin de vol ” on retrouve sur les faces est de la sorgue un beau thermique qui nous remonte au plaf… re 2800. Le temps de croiser un planeur…. et un transal de l’armée…. oups… à gauche je vois sylvanes ou j’ai longtemps bossé l’été et toujours rêvé d’aller poser, en face camares, la boriette (la ferme des parents de david), le rougier, le chateau de montaigut… life is good!
Mais les nuages noirs au sud, la rentrée prévue de sud est, nous fait virer de cap direction Albi. Arrivé à moulin neuf, le ciel devant nous semble moins propice, bien plus bleu. S’en suit une grosse discussion : Albi, on est jamais allé, oui mais le retour non plus on ne l’a jamais fait… ON FAIT QUOI… ???
Et bien on rentre, en tentant le retour par le nord, et les antennes de bouloc. Mais on voit bien vite que tout ce passage est à l’ombre, et que les cums se désagrègent… donc on trace direct sur millau.
Commence là, la plus longue transition… 10 km au moins sans rien! du vrai vol de plaine! cheminer dans du -0.5, se laisser dériver dans une dérive quasie nulle … jusqu’à l’entrée de la vallée du cernon, en bordure du larzac. David Caponi, de sa terrasse, nous observe avec ses jumelles en nous promettant une récup, et du coup, on tente le tout pour le tout : remonter à 50m sol la vallée du cernon, quand soudain un son que j’avais oublié arriva :” bip bip biip biiiiiiiiiip”
Ce dernier thermique, on l’a travaillé comme aucun autre car il était pas simple, mais c’est lui qui pouvait nous ramener à la puncho.
Il me ramène à 2800m à nouveau alors que jeff qui avait encore sa radio (ma batterie était vidée) et c’est fait séduire par une bière au déco en sort vers 2000.
Bilan: Jeff arrive juste au déco, et moi… 1000 m au dessus avec une sorte de confluence, des nuages très noir à droite et du bleu à ma gauche. Je refais un dernier plein à 2400 et me dis que tant que je ne descends pas en dessous de 1500m, je ne fais pas demi tour… détrimé, accéléré, courbaturé après 4h de vols je trace en regardant mon altimètre. carbassas, pauilhe, la cresse, caylus, mostuejouls…et un gros rideau de pluie à 1 km devant moi…. donc c’est le moment de rentrer…. même route, un œil sur les nuages noir, mais l’air reste calme.
Je pose donc après 5h de vols et un triangle de 90km ou un A/R de 85km… au choix. Je retrouve jeff qui boit à l’attero sa bière récupéré au déco !
Je n’aurais pas parié sur ce vol, et content d’avoir fait le plus dur à deux avec Jeffouille! Comme chaque fois après un beau vol, j’ai oublié tout ce que j’avais à faire après, arrivé en retard à une réunion, oublié d’aller chercher quelqu’un que je devais transporter en voiture, perdu mon téléphone que j’ai retrouvé dans le sac du parapente…. bref toutes ces étourderies qui portent si bien leur nom : “avoir la tête en l’air”
Une pensée à tous ceux qui n’ont pas eu ma chance au départ du vol….
Sam
PS: On avait pas d’appareil photo!!!!!! Mais ci joint là trace du vol (cliquer sur le lien ci dessous)
ou pour enregistrer la trace http://www.victorb.fr/visuigc/16042010_194807_04FX1111.igc
Ils aiment la glisse, l’extrême. Et ont trouvé sur le plateau tout immaculé de l’Aubrac un terrain de jeu tout à leur convenance. Ils, ce sont les “kiteurs” qui, voile au vent, “planche à neige” (ou skis) aux pieds, jouent sur la poudreuse et les bosses par pur plaisir… et, aussi, pour tutoyer l’inaccessible liberté Sur le plateau tout de blanc vêtu, balayé sur ses hauteurs, à la croisée de Brameloup et de Nasbinals, par un vent cinglant, c’est un drôle de “ballet” qui s’opère. A la manoeuvre, des snowboarders - l’appellation “kiteurs” leur sied mieux -, venus de Rodez, Luc-la-Primaube, ou des environs, tous adeptes de la glisse, de l’extrême et de sensations fortes. Ils s’approprient en toute liberté ces espaces à la beauté sublime, jouent, avec leurs trajectoires et leurs figures improvisées,
Avec la neige tombée sur l’Aubrac les barbelés ont parfois disparu laissant le passage libre entre les estives. Parfois, avant que la neige ne tombe, les fermiers ont abaissé les clôtures. Entre le Col de Bonnecombe en Lozère et la station de ski de Laguiole en Aveyron, ce sont une quinzaine de kilomètres d’espaces enneigés et orientés à tout vent qui sont disponibles pour aller balader.
